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  • Marie & Nil

Randonnée longue distance pour une cause : le regard personnel d'un observateur actif - Un artic

Une petite intro…


J'adore randonner. J'adore ça. Point. La plupart du temps, c'est Mère Nature qui m'appelle. Le sentiment d'une promenade matinale à travers une forêt dense, des senteurs de pins et de feuilles mortes, des bruits d'animaux et de pluie, des vues du sommet des montagnes, des sentiers redécouverts, presque oubliés… Ça me calme, ça booste mes batteries.

Je respecte l'environnement naturel. Je l'ai toujours fait, au moins aussi longtemps que je me souvienne. Il n'y a rien de spécial à cela, c'est juste du bon sens pour moi, comme se brosser les dents aujourd'hui pour pouvoir manger demain, ou ouvrir la porte si vous voulez entrer quelque part.

J'adore faire de nouvelles rencontres, des gens avec des idées et des antécédents différents. Je me laisse inspirer par les autres et j'espère inspirer quelqu'un, je pense que je suis un bon auditeur. J'essaie de ne pas porter de jugement.



J'y viens…


Ces trois aspects de ma personnalité sont très importants pour moi. J'essaie de les pratiquer autant que possible, chacun seul ou mieux, ensemble. Cela dit, je n'ai jamais pensé à cette combinaison d'une manière qui pourrait contribuer et avoir un impact sur la communauté. C'était jusqu'à ce que je découvre le projet 2PVA.



2PVA passe au niveau supérieur


Ce que font les deux êtres humains derrière le projet, Marie et Nil, est loin d'être simplement marcher, camper, rencontrer des gens, observer la nature et prendre des photos.


Cette randonnée de 10 000 km ne consiste pas à battre des records de longue distance et de visiter 16 pays différents, mais plutôt à les connecter avec un fil invisible, en essayant de trouver leurs liens communs.


Il ne s'agit pas seulement de conquérir les sommets et de traverser les rivières, mais plutôt de comprendre leur signification symbolique, historique ou toute autre signification. Cela demande beaucoup de préparation et de volonté de comprendre.


Il ne s'agit pas de passer des lieux et de saluer les gens, mais plutôt de s'arrêter et d'apprendre à les connaître, en essayant de surmonter les clichés traditionnels, sans l'excuse de la "barrière de la langue".


Il ne s'agit pas seulement d'admirer passivement la nature mais de prendre des mesures pour la préserver. 1KG FOR THE PLANET en est le meilleur exemple : motiver les gens pour une bonne cause en étant un modèle - ramasser les ordures et les présenter d'une manière facile à comprendre pour le monde d'aujourd'hui - comme un défi.


Des photos de la beauté naturelle, des monuments, des gens ordinaires, des lieux abandonnés…, des vidéos avec des perspectives et des angles différents, des publications sur les réseaux sociaux avec des descriptions honnêtes, parfois poétiques et impliquant des légendes et des histoires quotidiennes qui vous apprennent toujours quelque chose. Tout cela donne aux adeptes le sentiment d'être là, aux endroits où ils vivent et avec les gens qu'ils rencontrent.


Mais il y a bien plus. C'est une chronique de notre temps ; c'est le témoin des relations humaines, des traditions, de la mondialisation, du changement climatique, des différences sociales, des liens et de l'adaptation, de la pollution, de la bonté humaine primitive…


Pour un observateur honnête, cela donne une compréhension plus profonde du monde d'aujourd'hui, ce qui rend impossible de rester inconscient et ignorant. Cela dit, j'espère que 2PVA évoluera en un mouvement social.



Pourquoi les ai-je rejoint…?


L'opportunité de rejoindre Marie et Nil sur un tronçon du sentier Kom Emine en Bulgarie était la réalisation d'un rêve. Les suivre sur mon téléphone depuis plus d'un an et demi, j'ai très tôt senti en quelque sorte que je devais les rencontrer et les rejoindre en personne.


Nous avons passé neuf jours sur la chaîne de montagne Stara Planina ou du Grand Balkan, comme nous l'appelons les Balkans. En traversant de vastes forêts sur d'innombrables types de neige, nous avons trouvé la paix et la tranquillité seulement interrompues par quelques rencontres humaines réconfortantes dans des refuges et des villages. Nous avons vécu des moments de discussions intensives et des moments de tranquillité totale. Camper, faire du feu en plein air et regarder le ciel étoilé m'a fait réaliser une fois de plus à quel point nous avons besoin de saisir l'instant et d'être heureux!


Aleksandar